Billet du 28 Juin 2021 : le récit romancé

Ce qui fait vraiment battre mon coeur et émulsionner mon cerveau quand j’écris l’histoire de vie de quelqu’un, c’est de raconter une histoire. Simplement. Un petit rappel à l’enfance mais qui, pour ma part, ne m’a jamais quitté. 

M’éloigner des sentiers battus, de la biographie classique. Raconter une histoire dans l’histoire. C’est ce qui m’enchante véritablement. Alors, si je peux enchanter aussi la vie d’autres personnes…

Romancer le récit, poser mon regard et interpréter les mots pour en extraire de nouveaux. Car ce qui m’anime, c’est de transcender, de magnifier, d’amener un peu de moi pour permettre à celui qui est à la fois le lecteur et le héros du livre de faire un pas de côté. De voir sa vie sous un angle légèrement différent. L’histoire, dans le fond, n’est jamais égratignée. Je m’amuse à la raconter, à ma façon, avec mon style et à la fois dans le plus grand respect de la vérité telle qu’elle a été vécu. 

Le résultat : un livre Sur soi et pas un livre De soi. Il, elle, devient le personnage d’une histoire qui lui est très très familière. La sienne. A la façon « récit de vie romancé ». 

Il en faut pour tous les goûts… Pour les plus attachés à leurs mots, pour les amoureux de la précision, je retranscris leurs paroles, un point c’est tout. A la façon « récit de vie traditionnel. »

Billet du 28 Mai 2021 : transcender grâce aux récits et portraits

 
La Coucheuse de Mots touche à son essence : aller chercher, par ses questions, ce que les gens savent au fond d’eux. Puis le leur montrer grâce à des mots qu’ils pourront précieusement garder et relire. 
 
L’accompagnement passe par cette guidance que j’ai à cœur d’incarner. Qu’il est beau de voir éclore de belles histoires que les gens avaient enfouis derrière d’autres moins reluisantes. Se raconter avec fierté et honnêteté. En enlevant les filtres qui empêchent d’accéder à un récit sur soi plus authentique et plus favorable à l’épanouissement, à la confiance.
Etre témoin de cela est une vraie chance dont je mesure la qualité. Mon histoire s’en trouve aussi embellie, par effet ricochet, alors merci.

Billet du 6 Avril 2021 : L'anodin et l'indicible.

Les deux font taire. Les deux font honte.
On se cache dans les méandres du silence pour n’avoir pas assez ci, ou trop ça. Un traumatisme, un secret de famille. Rien à raconter car trop peu à dire. Peur d’être si banal que personne n’aurait intérêt à écouter. Peur d’être si spécial que tous les yeux seraient choqués.
L’anodin ou l’indicible sont tout autant les deux ennemis des récits de vie que leurs amis.
Le livre, il ne juge pas. Celle qui l’écrit? Pas plus 😇!
Avec eux, vos mots sont bien gardés.
L’écriture serait le moyen, m’a t-on confié, de magnifier l’anodin et d’accueillir l’indicible.
Alors, sur un élan de témérité, pourquoi ne pas tenter de les confier à d’autres mains ?
Essayez, vous verrez …

Billet du 24 Mars 2021 : Je ne gagne pas ma vie avec l'écriture.

Nuance! Je ne gagne pas ma vie, non, je n’ai pas à gagner ma vie, elle est acquise. Je vis. Et dans ma vie, je pratique des activités qui me procurent du bonheur, telles que l’écriture. Pointilleuse ? Oui et assumée. 
Quelques uns vont peut-être se dire que le principe d’une expression est d’utiliser la métaphore, les raccourcis, les images. Quitte à déformer de façon nuisible notre vision du travail et de la vie ? Ancrées comme elles le sont dans notre vocabulaire, ce genre d’expressions devenues courantes, banales et compréhensives de tous, représentent à mes yeux une insulte à la beauté de ce que nous faisons. La valeur de ce que nous accomplissons dans notre vie n’a d’égal que le regard que nous posons dessus.
J’accorde une grande importance au sens des mots. Quand je réfléchis au sens de cette expression, je la trouve aberrante. Elle comporte en elle tous les travers liés à l’argent et au mérite. Je refuse de contribuer à transmettre  cette idée à laquelle je ne crois pas, que la vie doit être méritée et que pour cela il faut travailler. L’humain a, par nature, une attirance pour le travail, l’occupation. Il a, par nature, envie de contribuer lorsqu’il ne s’y sent pas forcé. Il est, par nature, enjoué à l’idée d’offrir ses talents et compétences au monde. Je suis enjouée à l’idée de pratiquer un travail qui me plait en échange d’une rémunération. Par contre, je serai soudainement paralysée face à l’enjeu si je devais réellement gagner ma vie en écrivant.  La question plus juste est « comment gagnes tu de l’argent dans ta vie? » Un travail est échangé contre de l’argent car notre société est construite ainsi. Mais attention aux mots choisis… ils ont un impact sur nous et notre vision du monde et de la vie! 

Billet du 17 Mars 2021 : La Co Création de votre livre.

C’est l’art de faire ensemble. C’est la joie et l’assurance d’un partage confidentiel. C’est le processus magique d’un résultat unique.

Quand on fait appel à La Coucheuse de Mots, on choisit de s’embarquer pour une aventure à deux, minimum. Le mélange subtil de vos mots et de ma plume, de vos souvenirs et de mon écoute, de votre sensibilité et de la mienne. La cocréation réside dans l’alchimie de notre rencontre, an allant de votre demande à votre récit. De ce qu’il est coutume d’appeler les entretiens nait le cœur de notre cocréation. Arrêtons nous un instant pour en dire quelques mots… 

Vous : vous ne vous souciez de rien, sauf de me raconter qui vous êtes et ce que vous avez vécu. Vous déposez vos souvenirs, même dans le désordre, peu importe. Vous suivez le fil de votre mémoire. Vous vous replongez dans des anecdotes. Vous les revivez devant moi, parfois. Vous êtes précis, évasifs, discret, volubile ? Vous êtes vous-même ! Votre livre en sera une image. 

Moi : je vous guide avec des questions, je vous recentre avec des précisions, je vérifie ma compréhension avec des reformulations. Je me plonge entièrement dans vos paroles pour mieux m’imprégner de l’ambiance, du contexte. Comme si j’y étais. Je garde un œil sur le temps qui passe et sur votre objectif car je suis garante de la finalité.

Celui qui parlera le plus de nous deux c’est sans aucun doute Vous. Pour compenser, rassurez-vous, c’est moi qui ferai tout le reste. 

Billet du 4 Mars 2021 : La genèse de La Coucheuse de Mots

Le choix du nom, toute une histoire ! En tant qu’entrepreneur, on le sait, quand on le choisit : il représentera, avec le logo, notre travail, notre image. Premier critère : Je le voulais en accord avec qui je suis. Deuxième critère : je voulais qu’il fasse le pont entre mes deux activités. On le sait aussi : il évoluera peut-être, car nous évoluons toujours. Pour vous l’expliquer, il nous faut remonter en 2012, au cours d’un stage passionnant, durant mes études d’Educatrice Spécialisée.

Je découvre alors la Thérapie Maïeutique, destinée aux adolescents, pratiquée avec des œuvres d’art. J’en retiens une chose importante pour moi: on y utilise l’écriture. Je garde dans un coin de ma tête que ça me plait. J’ai l’intuition que j’y reviendrai plus tard. Début 2017 : je lance mon auto entreprise pour accompagner les adolescents. J’ai besoin d’une formation spécifique. Du petit coin de ma tête ressort alors ce souvenir positif. Je me lance dans la formation de Maïeutique en Septembre. Je découvre davantage le sens du mot et son lien avec la formation. Maïeutique, au sens du philosophe Socrate est le fait d’ accoucher les esprits. C’est donc ça … Aider à aller au bout de ses idées, au fond de soi, par la parole, l’échange, le questionnement. Je m’atèle à le faire avec les ados, les enfants et désormais avec les personnes désireuses que j’écrive leur Histoire de vie.

Voilà, mes deux critères étaient cochés. Un clin d’œil symbolique à mon parcours. Puis, le fameux pont, il suffit de tendre l’oreille pour l’entendre. 

Billet du 11 Mars 2021 : Le duo de choc lecture / écriture

Peut-on lire sans écrire ? Ecrire sans lire ? Si au 1er je réponds un oui franc, l’autre n’est pas aussi évident.

Adolescente, je n’aimais pas lire. J’observais avec incompréhension ma mère et ma sœur qui lisaient des heures durant. «Quel ennui, quelle perte de temps de lire ! » me disais-je. Dès qu’elles avaient un moment, elles se délectaient d’un livre, me laissant dans le néant, avec cette question : « mais quel plaisir peuvent-elle bien y trouver ? » Un mystère. Pour moi, lire un livre du début à la fin était laborieux, une corvée. Désagréable. A côté de ça, qu’est-ce que j’aimais écrire, inventer des histoires ! Les cours de Français étaient un véritable régal pour ma créativité. Je me souviens que la perspective de devoir analyser et interpréter des textes me donnait l’élan de finir une lecture.

Mon véritable goût pour la lecture est arrivé plus tard, à la vingtaine passée. Là, le mystère s’est résolu. La réponse à mes questions s’est révélée à moi : LE CHOIX. Ce n’est pas que je n’aimais pas lire. C’est que, d’une, je n’avais pas trouvé la lecture qui me correspondait dans le panel limité que je considérais comme la totalité des possibilités. De deux, je ne connaissais pas vraiment mes goûts. J’ai trouvé un intérêt à lire en m’intéressant à un sujet qui me parlait vraiment, car je voulais en savoir plus. Depuis, je prends un véritable plaisir à lire ce que j’aime, des heures durant. Je vois mes intérêts évoluer et mon panel de choix s’agrandir. La lecture donne à penser, donne à créer. Elle révèle et réveille notre écriture. Alors oui, on peut écrire sans lire. Mais on passe à côté d’une immense mine d’inspiration pour notre imaginaire.

Devant l’ampleur des choix de lectures possibles, nous sommes des explorateurs. Si vous êtes un non lecteur convaincu et peut être frustré de ne pas aimer, peu importe votre âge, laissez-vous une chance de trouver votre lecture idéale. Essayez, tentez, dénichez votre livre fétiche. Devenez un explorateur des librairies, des bibliothèques ou des boîtes à livres! Petit conseil d’une ancienne non lectrice invétérée : pour commencer, faites-vous conseiller un livre sur un sujet pour lequel vous avez un fort intérêt, peu importe de quoi il s’agit, il existe des livres sur tout. Ensuite, essayez différents styles d’écriture sur ce thème. Une fois que votre attention sera captée, vous aurez sans doute, comme moi, envie de vous plonger dans tas d’autres livres.